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Découvrez l'intégralité de l'interview de Cavani

Découvrez l'intégralité de l'interview de Cavani

Par Ana Gomez-Vera & Julien Neuville , le 22 février 2017

Shooting photo (très mode) au Parc des Princes et longue interview. Sans langue de bois. La superstar du PSG Edinson Cavani s'est longuement confié à Sport & Style en ce début d'année 2017. Et fait la Une de notre nouveau numéro, en kiosque samedi 25 février avec L’Équipe.

« Il parle mieux que la plupart des joueurs étrangers de l’équipe, mais il préfère s’exprimer en espagnol, pour être sûr de ce qu’il dit », glisse un employé du PSG avant l’arrivée d’Edinson Cavani sur les lieux. Pas étonnant venant de celui qu’on surnomme El Matador pour son calme et son sang-froid. Accompagné de son demi-frère Walter, un ancien joueur passé par plus d’une quinzaine de clubs en France (Ajaccio), Chine, Brésil, Mexique, Paraguay, Azerbaïdjan et Uruguay, l’attaquant parisien gare sa voiture de course aux abords du Parc des Princes. « À part la Ferrari, il n’a rien d’un joueur de football » continue le membre du club. Lorsqu’il entre dans la pièce, les regards se tournent mais les conversations continuent. L’air est encore respirable, il faudrait un ou deux titres mondiaux ou européens pour l’aspirer. Sans ses cheveux longs et sa trousse Louis Vuitton, un profane du ballon rond n’aurait jamais cru être en présence d’une superstar au salaire à huit chiffres, acheté par son club plus de 60 millions d’euros. Tout le monde a droit à une chaleureuse salutation, les yeux dans les yeux. Lorsqu’il parle, il faut se rapprocher tant sa voix est basse. Après l’interview, Edinson Cavani rejoindra femme et enfants chez lui, et y restera sûrement jusqu’au lendemain et l’entraînement matinal.

Que faites-vous pendant votre temps libre ?
Je sais que c’est difficile à imaginer pour un joueur de football, mais je suis quelqu’un de casanier (rires). Quand j’ai du temps, j’essaie de sortir de la ville, d’aller à la campagne. À Paris, je trouve qu’il y a un rythme effréné, et moi j’ai besoin de la nature, de sortir, de prendre l’air. Si je n’ai pas beaucoup de temps, je vais au parc. Vraiment rien d’extraordinaire, juste sortir respirer l’air pur.

Il est vrai que je n’ai pas beaucoup d’amis dans le foot.

Comment trouver l’harmonie entre vie professionnelle et vie personnelle quand on est un joueur de haut niveau ?
Je vis ma vie normalement. Avancer, dépasser les moments difficiles – et apprécier les bons moments aussi d’ailleurs –, tout ça est une conséquence de comment tu décides d’affronter la vie, de comment tu as été élevé. Ma vie, ce n’est pas que le football. J’adore ce sport et aujourd’hui c’est mon travail, un travail que je fais avec beaucoup d’amour, de passion et de dévotion, mais je sais qu’il n’y a pas que ça. Dans la vie il y a des choses plus importantes que le ballon, comme ma famille.

Vous avez des amis dans le football ?
Deux ou trois, oui. C’est le football qui m’a donné ces amis mais c’est aussi le football qui nous a séparés. Il est vrai que je n’ai pas beaucoup d’amis dans le foot. Pour moi, un ami est quelqu’un de très cher, quelqu’un avec qui tu as une relation très spéciale et très forte pour le considérer ainsi. Comme des frères.

À Paris, qui habite avec vous ?
Ma fiancée, qui vit ici depuis deux ans. Mon frère travaille avec moi et vient souvent. Quant au reste de ma famille, ils viennent en France plus que moi je vais en Uruguay, hélas. Les seuls moments où je peux y aller sont à l’occasion des éliminatoires de la Coupe du monde, en décembre et à la fin de la saison, en mai.

La famille est un moteur pour le joueur que vous êtes ?
Beaucoup de joueurs disent penser à leur famille sur le terrain, ce n’est pas mon cas. Je pense à la compétition, à cette bataille dont je dois sortir gagnant. C’est mon état d’esprit, ma façon d’entrer sur le terrain. Je ne pense à rien d’autre qu’à jouer le mieux possible, à utiliser toutes les opportunités pendant le match. Sur la pelouse, je suis concentré sur ce que je dois faire, je me projette dans le match. En revanche, après des buts, des moments de célébration ou un titre, c’est là que je pense à ma famille, à ceux qui sont derrière moi toute la journée, qui m’aident à passer les mauvais moments. Mais si tu penses à ta famille quand tu dois courir, ce n’est pas normal. Tu dois penser à ce que tu as fait pendant la semaine avec le coach.

L’Uruguay vous manque ?
Énormément ! Beaucoup de footballeurs se font au mal du pays. C’est devenu normal dans notre métier, surtout si tu désires faire des choses importantes dans ta vie, pour toi et ta famille. Tu dois t’adapter pour avancer et avoir le parcours dont tu rêves depuis l’enfance. On doit l’accepter. Malgré tout, il ne se passe pas un jour sans que je pense à ma ville, à mes amis et à ma famille là-bas. Ça a été très dur pour moi. Pas l’adaptation, mais m’habituer à cette situation, et honnêtement je pense que je n’y arriverai jamais. J’ai toujours envie de retourner chez moi, à mes coutumes, aux endroits que j’ai parcourus enfant et qui sont impossibles à oublier.


© Moos-Tang

Où l’adaptation a-t-elle été la plus difficile ? En France ou en Italie ?
Je pense que l’Uruguayen, et je ne sais pas si c’est le cas pour tous les Sud-Américains en général, a une grande qualité : il s’adapte aux situations. Je crois que, vu que nous sommes une nation formée par une multitude d’immigrés qui ont dû quitter leur pays et s’accoutumer à une nouvelle vie, nous naissons avec cette qualité qui fait que, devant l’adversité, on essaie de s’adapter. J’ai eu un peu moins de mal en Italie parce que nous avons vraiment beaucoup de points communs avec la culture italienne. Je dirais même qu’une grande partie de notre culture se calque sur les cultures italiennes ou espagnoles et, pour cette raison, je m’y suis fait plus facilement. Quand je suis arrivé en France, j’ai senti le changement. Ça a été un peu plus difficile ici mais bon, je m’adapte parce que c’est quelque chose d’ancré en moi et que je sais pourquoi je suis venu ici. Travailler pour ma famille, pour notre futur, pour être ce que je veux être : un footballeur professionnel.

- Edinson Cavani a quitté son pays natal il y a pile dix ans. Jeune talent du Danubio Futbol Club avec qui il passe officiellement professionnel, il souffle ses vingt bougies à Palerme, acheté pour 5 millions par le club italien alors que des écuries plus importantes le convoitaient. La Sicile est un choix volontaire. Le grand-père de Cavani, qu’il n’a jamais connu, a travaillé là-bas. L’attaquant voulait lui rendre hommage ainsi qu’à sa femme, sa grand-mère, auto-proclamée sa plus grande supportrice.
L’adaptation italienne, sur le terrain, est instantanée. En mars, il fait ses débuts sous le maillot des Rosaneros face à la Fiorentina, rentre à l’heure de jeu et ramène son équipe à 1-1. Sauf qu’à côté de lui, les Italiens Fabrizio Miccoli et Amauri tiennent les clés de l’attaque. Il ne joue que sept matchs, marque deux buts. À la fin de la saison, Amauri file à la Juventus et Cavani, qui a gentiment patienté, et promu titulaire. Il joue plus d’une trentaine de matchs, marque cinq buts, puis les années qui suivent quinze, à deux reprises. Explosif, il attire les regards et Naples le débauche pour 19 millions d’euros. Là-bas, avec Lavezzi et Hamsik, il devient incontournable et la coqueluche des supporteurs, comme à Palerme. En trois saisons, il claque 104 buts et 16 passes décisives en 138 matchs. Lors de sa dernière saison, Naples termine second et Edinson meilleur buteur de Série A. C’est là que Paris glisse un chèque de 64 millions d’euros au club Azzurri, plus gros transfert de l’histoire de la Ligue 1. Savait-il qu’il ne jouerait pas à son poste de prédilection, en pointe, accaparé par Zlatan Ibrahimovic, lorsqu’il a été acheté ? On l’ignore. Pendant trois saisons, son ratio est plus bas qu’à Naples. Il joue plus de matchs qu’en Italie mais marque moins et délivre moins de passes décisives. Sur l’aile, il ne se sent pas confortable mais, tête baissée, il bosse et ne se plaint pas (trop). Malgré le torrent de critiques qui lui tombe dessus. À chaque mercato, les rumeurs de son départ reviennent. Les observateurs critiquent son manque d’efficacité, les supporteurs le sifflent, clament qu’il vendange trop. Même son père, Luis Cavani, participe au climat pesant, racontant dans un média israélien : « Le PSG l’a acheté pour le faire jouer en pointe, mais Edi joue toujours sur un côté ! Il ne peut pas aider l’équipe autant qu’il le veut, c’est comme ça qu’il le ressent. Parfois, il n’est pas à l’aise... Ibrahimovic ne peut pas jouer sur une aile, alors on lui laisse l’axe. Il est pourtant clair qu’Edi serait plus efficace en pointe et profiterait des nombreux centres de ses partenaires ». Et Luis Cavani de terminer par ses mots : «Edi est né pour marquer». -

Vous avez été souvent critiqué par la presse et les observateurs. Comment percevez-vous la critique en tant que joueur professionnel ?
Ça dépend. De la situation et la personnalité de chacun, et de la manière d’affronter la vie. Pour certains c’est toujours négatif, d’autres sont renforcés par la critique. L’autre jour, j’ai lu une phrase qui disait : « quand les choses deviennent difficiles, ça me réussit mieux ». Je me suis mis à réfléchir à cette phrase. Je trouve qu’elle s’applique à moi. Quand les choses deviennent difficiles et que tu réussis malgré tout, c’est quelque chose qui fait du bien et flatte. Tu as cette sensation merveilleuse d’avoir pu retourner la situation. En ce qui me concerne, je sais que la critique existe et qu’elle existera toujours. Ce n’est pas possible, au moins dans mon cas, que tous les commentateurs ou tous les spectateurs apprécient ma manière de jouer. Aussi, ils ne sont pas tous joueurs de football, alors ils ne peuvent pas tous donner un avis objectif. Ils regardent le football différemment. Je dis toujours que lorsque la critique vient d’un ancien joueur, quelqu’un qui a joué pendant de longues années à un niveau très élevé, je pose la télécommande, j’arrête de zapper et je l’écoute. Je l’écoute parce que je sais que c’est un avis objectif, que c’est une critique solide, donnée par une personne qui sait ce que c’est d’être sur un terrain, qui connaît les différentes sensations qu’on peut éprouver. Je n’essaie pas de créer la polémique, mais pour moi ça compte beaucoup plus que quand ça vient de ceux qui étudient le football. Je n’ai rien contre ! Le football peut être un terrain d’études, il y a bien des livres dessus, mais je pense qu’on apprend mieux le football quand on y joue. Globalement, dans mon cas, les critiques me font prendre du recul et réaliser ce que je dois améliorer.

Nous (les attaquants) avons dans notre sang cette vertu de vouloir et désirer le but tout le temps.

Qu’est-ce que vous vous dites quand vous entendez les supporteurs vous siffler ?  Ça vous affecte ?
Ça réveille le côté rebelle qu’ont les joueurs uruguayens, et même les joueurs sud-américains. Quand les supporteurs te sifflent au lieu de t’encourager, quand les choses ne vont pas dans ton sens, ça te met une pression supplémentaire sur les épaules, une motivation supplémentaire. Mais c’est aussi un signal d’alarme qui montre que ça ne va pas et ça te réveille, ça touche ton amour propre et cette rage de vaincre qu’ont les Uruguayens. C’est normal aussi que ça te dérange parce qu’on ne peut pas toujours gagner dans le foot, on ne peut pas toujours soulever des trophées. On doit le supporter et aller de l’avant parce qu’on n’a pas le choix.

- « Il est obsédé par le but, c’est la marque des grands. Il ne renonce jamais » disait de lui David Trezeguet en décembre dernier. Cette saison, tout a changé pour Edinson Cavani. Ibra est parti et l’Uruguayen est désormais l’homme de pointe, le commando solo chargé de l’assaut des buts adverses. Sky is the limit pour le Cavani de 2017. Dans 48 Rules of Power, un bouquin lu autant par les coaches que les joueurs dans tous les vestiaires américains, l’auteur Robert Greene liste les 48 règles à respecter pour obtenir pouvoir et indépendance. Règle 11 : « Devenez indispensable (…) Vous devez toujours être nécessaire et désiré (…) Faites dépendre les gens de vous pour leur bonheur et leur prospérité et vous n’avez rien à craindre. »
Quelques semaines après cet entretien, Cavani disait dans l’émission Téléfoot : «Depuis que je joue en pointe, je m’épanouis. Je prouve que c’est le poste que j’aime. Attaquant axial, c’est mon poste naturel (…) C’est ce qui me rend meilleur.» Au moment du bouclage de ce numéro de Sport&Style, Cavani est le meilleur marqueur du monde de la saison 2016-2017 avec plus de 20 réalisations, devant Pierre-Emerick Aubameyang, Luis Suarez, Diego Costa, Gonzalo Higuain, Cristiano Ronaldo ou Lionel Messi. Son obsession du but se matérialise aussi dans le nombre hallucinant d’occasions qu’il se crée, et la qualité de ses appels. Une donnée difficile à chiffrer, si ce n’est avec sa moyenne de 3,7 tirs par match, qui le place dans le top 15 des 5 meilleurs championnats européens. En 28 matchs (2016-2017), il a marqué plus de buts que pendant deux de ces trois dernières saisons (25 buts pour 43 matchs en 2013-2014 et 52 matchs en 2015-2016). -

Comment définiriez-vous la mentalité d’un attaquant ?
Je crois que l’attaquant est, comment dire... pour les gens, les supporteurs, et même les coéquipiers, il est un peu égoïste. Nous avons cette réputation de ne penser qu’à marquer, toujours, qu’importe la situation, mais c’est notre job, ce dont on est fait, ce pourquoi on est là. Nous avons dans notre sang cette vertu de vouloir et désirer le but tout le temps. Je pense que cet égoïsme est ce qui fait notre sens du but. C’est plus fort que nous.

Vous êtes né attaquant ?
Après toutes ces années dans le monde du football, toutes mes expériences et les souvenirs que je garde de quand j’étais enfant, je pense que oui, j’étais né pour ça. Je me rappelle que même si je ne jouais pas à ce poste plus jeune, dont au début en Uruguay, j’avais ce besoin, cette ambition de marquer. Au fil du temps, je me suis perfectionné et quand j’ai eu 14 ans, j’ai commencé à jouer en pointe. Là, j’ai réalisé que j’étais fait pour ça.

C’est une position solitaire...
Oui. Enfin, ça dépend. En l’occurrence, avec ma manière de jouer, ça ne l’est pas totalement. Je n’aime pas l’attaquant solitaire, le profil d’antan, celui d’il y a vingt ou trente ans, où tout le monde jouait de son côté et où l’attaquant n’était là que pour mettre des buts. Moi, j’aime le travail d’équipe, les matchs où l’attaquant doit revenir en défense, dans la stratégie collective, dans le bloc. Je ne suis pas là seulement pour finir une action.

J’ai une façon d’être et une attitude un peu sèche sur le terrain et ça peut donner l’impression que je suis un joueur méchant, mais c’est ma manière de jouer au football.

Malgré tout, il y a de nombreux moments où vous êtes seul, où vous devez être patient.  Y a-t-il un lien entre cette situation et un de vos loisirs préférés, la pêche ?
C’est très probablement vrai... (il réfléchit) Si on va plus loin, on peut associer le fait d’être attaquant à ce moment dans la pêche où on attend le poisson. Soudain, il arrive, il mord et il faut l’attraper ! C’est le moment où tu dois être prêt. Comme quand tu es attaquant. Tu bosses, tu attends et il faut savoir sentir et lire le moment, aller dans la zone, casser la ligne, faire le dernier mouvement et marquer. Alors, oui, on peut faire cette comparaison.

- À Palerme, il a patienté calmement, sans lâcher, avant d’exploser. Un scénario qui semble se reproduire à Paris. La critique, il l’accepte. Tout comme ces quelques heures de shooting et d’interview. Hochements de tête, sourires, il est attentif aux consignes des photographes. Docile mais pas forcément à l’aise. L’exercice n’est pas sa tasse de thé. Il le fait remarquer plusieurs fois. N’allons pas nous imaginer qu’Edinson Cavani est glamour. Jamais désagréable, il est conscient que, dans la quête de son objectif ultime, il doit surmonter des moments difficiles ou déplaisants. Cavani a très bien compris l’écosystème dans lequel il travaille, où il veut aller, et ce que cela implique. Un autre sens du but. Il est patient, et pour un joueur de football ce n’est pas commun. -

Parlons de votre calme olympique, vous qui n’avez jamais reçu de carton rouge direct. Comment faites-vous pour rester calme et garder votre sang-froid sur le terrain ?
Les seules fois où j’ai été exclu, c’était après deux avertissements. C’est arrivé à des moments où mon équipe perdait le fil du match et, avec l’adrénaline, on voit parfois l’arbitre comme le grand fautif et le coupable de cette situation. Avec frustration, on lui réclame des choses parce qu’il nous donne le sentiment d’être injuste avec nous et ça conduit parfois à recevoir un jaune. Ici, à Paris, j’ai été exclu une seule fois et j’ai trouvé ça injuste. Parce que je n’avais rien fait qui offensait qui que ce soit, j’ai simplement fêté un but avec une célébration qui avait un sens (il imite un coup de carabine vers la tribune, sa signature – ndlr), mais bon, je tente de faire bonne figure... J’ai une façon d’être et une attitude un peu sèche sur le terrain, dure, et ça peut donner l’impression que je suis un joueur méchant, mais c’est ma manière de jouer au football. J’essaie de prendre sur moi pour être calme et ne rien dire quand les choses ne vont pas dans mon sens même si c’est difficile. C’est ma façon d’être et si on ne m’a pas expulsé pour ça, tant mieux.

C’est quelque chose qui s’apprend ?
Oui, tu t’habitues avec le temps à garder ton calme, tu apprends et tu mûris aussi. Quand tu es enfant, tu commets des erreurs et tu les paies cher. Mais avec l’expérience, tu grandis et ça t’aide à voir les choses différemment pour rester calme sur le terrain.

Quel est le meilleur conseil que vous ayez reçu ?
Si on parle de la vie en général, ce n’est pas un conseil en particulier, mais la manière dont ma famille m’a élevé. À l’heure actuelle, j’ai l’impression que certaines valeurs se perdent et que tout tourne autour de l’argent. Un joueur de foot, et globalement tous ceux qui gravitent dans le monde du foot, peut tout se payer. Mais ma famille m’a appris à travailler dur, à ne jamais baisser les bras et à être quelqu’un de bien. Ça m’a aidé dans ma carrière à toujours tout donner. J’essaie de suivre ces conseils et d’avoir ces valeurs que m’ont inculquées mes parents pour avancer. Après, dans la vie, il y a tellement de choses qui se passent, tellement d’étapes, que tu écoutes ce qu’on te dit, tu observes, tu réfléchis et tu fais les choix qui te semblent être les meilleurs pour ne garder que le positif et continuer d’avancer.
 

 

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