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José Mourinho : « La Ligue 1 est finie parce que le PSG est trop fort »

José Mourinho : « La Ligue 1 est finie parce que le PSG est trop fort »

Par Paul Miquel , le 17 novembre 2017

Derrière l’allure martiale de l’entraîneur de Manchester United, José Mourinho, se cache un homme de principe qui se la joue austère mais qui aime le foot plus que tout. Découvrez notre interview exclusive à retrouver dans notre nouveau numéro, en kiosque samedi 4 novembre avec L'Équipe.

Autant la jouer cash d’emblée, en 37 secondes, comme Bernard Lacombe face à l’Italie lors de la Coupe du monde en 1978. Je ne vais pas vous raconter la messe : José Mourinho, c’est comme le rap, les vestes de blazer croisées, le pâté en croûte ou les vacances d’été à la montagne. On aime ou on déteste. Moi, José, je l’ai toujours bien aimé. Son arrogance feinte, sa mauvaise humeur, ses éclairs de génie, cette manie si lusitanienne de sublimer son surmoi, son sens du jeu, son regard noir, son élégance. On l’aime ou on le déteste. Moi, je l’aime. J’aime aussi Arsène Wenger, mais ça, je ne l’ai pas dit à José. Début septembre, nous avions rendez-vous à Londres, à la British Academy. Je me disais qu’il fallait un lieu à la hauteur de son ego avec dorures, grand escalier en marbre, tout ça pas trop loin de Buckingham Palace, un truc un peu classe qui respire l’aristocratie.

Car José, c’est un peu un roi pour moi. Il faisait beau. Le earl grey coulait à flots, avec juste un nuage de lait. Tout était calé. J’étais sûr qu’il arriverait en retard, directly from Manchester, entouré d’une nuée d’assistants dotés de bras en mouvement pour brasser de l’air. Erreur. Il est arrivé en avance, quasiment seul. Il y avait bien un publiciste avec lui mais le gars, doux comme un agneau, s’est effacé comme seuls les Anglais savent le faire ; en restant là. Le Brexit, vous voyez ? Pareil. Ils veulent partir mais ils sont encore là. Bref, il est arrivé en milord, le silence calfeutrant ses pas sur le parquet : costume et chemise (sur mesure, brodée à ses initiales) signés Prada. Total look milanais. Deux téléphones. Des iPhone. Pas de sac. Pour le shooting, notre styliste britannique avait apporté des tenues colorées. Seconde erreur, José n’est pas anglais et son sens de l’excentricité chromatique se résume en trois mots : noir, gris ou navy. « Le reste, je n’en veux pas. » Il est comme ça, José. Il a des idées précises sur tout.

C’est aussi pour ça qu’on l’aime. S’il décide qu’untel jouera à gauche et pas à droite, pas besoin de la ramener, c’est lui le coach. C’est lui le boss. Même Zlatan file doux avec lui. Je ne vais pas non plus vous la faire à l’envers : cela faisait plus d’un an que nous lui courions après. Pas facile de le serrer, José. On savait qu’il aimait les montres, plus spécialement les Hublot. Logique, il est ambassadeur de cette marque de LVMH qui a fait main basse sur le foot en devenant, entre autres, chronométreur officiel de la FIFA et de l’UEFA. C’est donc grâce à Hublot que la rencontre a eu lieu. Merci les gars. Ce jour-là, d’ailleurs, il en portait une de belle facture. Et il avait envie de parler. De foot bien sûr, mais pas que.

Vous avez dirigé et managé des dizaines de footballeurs. Et derrière les joueurs de foot se cachent des hommes. On dit souvent de vous que vous êtes un gars de principes et de méthode. Quelles sont les grandes lignes de la méthodologie Mourinho ?
Question complexe, difficile de résumer des années et des années de pratique en quelques mots. Je pense que le métier d’entraîneur procède d’un talent inné. Les gens pensent que les bons footballeurs sont doués d’un talent naturel, mais ils estiment dans la majorité des cas que les bons entraîneurs sont des laborieux. En gros, on peut naître footballeur mais pas entraîneur. Moi, je pense qu’on peut apprendre à devenir un bon, même un très bon entraîneur, mais pas l’un des tout meilleurs du monde. C’est un peu la même chose pour les joueurs. Certains intègrent des centres de formation ou des académies très jeunes, puis des clubs, et ils apprennent le professionnalisme. Ils peuvent apprendre à devenir de bons pros mais pas les meilleurs du monde. Les meilleurs sont nés comme ça. Cela ne veut pas dire qu’ils n’ont pas bossé, mais ils possèdent un don naturel. D’ailleurs, pas besoin de citer des noms : regardez le top 5 des meilleurs footballeurs du monde et vous comprendrez. Et je pense que c’est pareil pour les entraîneurs.

Donc, vous êtes un entraîneur-né, au sens littéral du terme.
Oui, je le pense. Je pense aussi qu’il y a des dizaines de façons de développer ses talents. Certains, en tant qu’anciens joueurs, ont réussi à transférer leur expérience du haut niveau du terrain aux bancs de touche. D’autres, comme moi et d’autres, n’étaient pas de très bons joueurs. Il nous a fallu étudier les sciences du sport à l’université, décrypter petit à petit la philosophie du jeu mais, au final, nous n’étions pas tous à égalité sur la ligne de départ. Je pense sincèrement que j’avais un petit coup d’avance inné. Votre première question concernait ma méthodologie. En ai-je une ? Évidemment que j’applique une méthode de management spécifique quand j’entraîne. D’ailleurs, actuellement, ma méthode est copiée par de nombreux confères, des suiveurs.

J’adorerais reprendre une équipe qui aurait été entraînée par moi-même les cinq années précédentes.
 

C’est-à-dire ?
Au début de ma carrière, à l’entame des années 2000, j’ai opéré une rupture forte avec ce qui se pratiquait alors. Avant moi, quand il s’agissait d’entraîner des joueurs, tout était segmenté : le physique, la technique, le mental, la tactique. Moi, je voyais les choses différemment, j’ai tout considéré de manière globale pour une raison toute simple. Un footballeur n’est pas simplement un être technique, physique, tactique ou psychologique. Un joueur de foot est d’abord un homme. Or un homme est multiple, versatile, complexe. Et les sportifs de haut niveau le sont encore davantage. Alors, oui, j’ai une méthodologie basée sur des principes simples mais forts. Et l’expérience m’a permis d’actualiser et de mettre à niveau certaines petites choses.

Donc, si je résume, pour vous, entraîner est aussi simple que de changer de chemise...
Non, je travaille comme un dingue ! (rires) Je pense que pour réussir de nos jours à un poste comme le mien, vous devez d’abord tout contrôler et ensuite intervenir à de multiples niveaux d’expertise. Si un jeune gars veut devenir entraîneur et imagine qu’il ne va bosser que deux heures par jour sur un beau terrain gazonné, il se met carrément le doigt dans l’œil. S’il pense qu’il va rendre ses joueurs meilleurs en choisissant une batterie d’exercices techniques dans un manuel, il a faux sur toute la ligne. Il faut travailler en gardant toujours un objectif fort en tête. La priorité est toujours la même : développer le club dans lequel on travaille... à moins d’être suffisamment chanceux et d’entraîner une équipe qui est déjà bâtie pour la victoire. Ça, c’est le plan parfait. Donc le plan qui n’existe pas. Honnêtement, j’adorerais reprendre une équipe qui aurait été entraînée par moi-même les cinq années précédentes.

Que voulez-vous dire ?
J’aurais aimé arriver au Real Madrid au moment où je l’ai quitté. J’aimerais débarquer à Manchester United au moment précis où j’aurais décidé d’en partir. Pourquoi ? Pour reprendre une équipe qui aurait été entraînée par Mourinho... le rêve !

Et auriez-vous aimé jouer contre le Real Madrid de Mourinho au moment où vous l’avez réellement quitté ?
Au moment où je l’ai quitté, le Real Madrid était prêt à exploser. C’est à partir de là que le club a vraiment commencé à gagner, notamment contre Barcelone, qu’il a commencé à s’inviter régulièrement en demi-finale de la Champion’s League. Dans le même esprit, si j’ai accepté de venir à Manchester United, c’est parce que le challenge me semblait intéressant. J’y vais pour construire quelque chose, intervenir à tous les niveaux de décision, moderniser les structures et les adapter aux principes forts qui dessinent les contours de ma méthodologie. Je suis un bâtisseur, un maçon du foot.

Comment gérez-vous le stress ?
Honnêtement ? Vous voulez que je vous réponde honnêtement ? Pendant un match, je ne ressens pas de stress. (Son agent débarque et lui demande ce qu’il veut comme tenue pour l’après-midi. « Une chemise basique, taille M, manches courtes, qui ira bien avec mon pantalon. » Pas de chaussures de rechange ? « Si, on ne sait jamais, du 42, oui, en 42 ! ») Donc, le stress, oui. Pendant le match, je me régale. J’aime tous les instants. Évidemment, je préfère quand je gagne 5-0 mais j’adore me retrouver dans une situation difficile, compliquée. Ça m’excite. Quand on perd, j’essaie d’aider les joueurs. Je pense d’ailleurs que je suis devenu entraîneur pour ça ; pour vivre ces moments incroyables pendant un match. J’adore ça. Vraiment. Avant les matchs, c’est plus de la routine. Il faut s’adapter, mais je n’aime pas trop ces longues heures d’attente. Je déteste les moments qui précédent un match. La veille, c’est différent, c’est un jour normal.

Je n’aime pas être reconnu dans la rue. Je n’aime pas me balader et être dérangé.

Ok, mais est-ce stressant ?
Non, pas vraiment. Les moments les plus stressants sont ceux qui viennent après un match, quand je suis épuisé. Généralement, on dit que la pression retombe après un match, mais ce n’est pas vrai pour moi. Après un match, je sais que je vais mal dormir parce que je me le repasserai intégralement dans la tête. Parfois, je pousse le vice à le revoir en vidéo. Après un match, il m’est impossible de trouver le repos parce que je pense immédiatement à la prochaine rencontre, aux conséquences du résultat sur la suite du championnat. C’est vraiment dur mais ce n’est pas non plus ingérable. Ceux qui trouvent ces moments-là trop stressants ne durent pas longtemps dans le foot de haut niveau. Ils font trois petits tours et ils s’en vont ! Ils tiennent une dizaine d’années et ils pensent ensuite à leur retraite. Je crois que les fans aiment des gars comme Trapattoni, Ferguson ou Ancelotti parce qu’ils sont étanches à la pression. S’ils ne l’étaient pas, ils ne pourraient pas résister, ils ne pourraient pas durer sur la longueur.

C’est aussi votre cas ?
Depuis l’an 2000, donc depuis 17 ans et mis à part les quelques mois qui ont suivi mon limogeage de Chelsea, je n’ai jamais cessé d’entraîner des grands clubs. Et je ne me sens absolument pas épuisé ou démotivé. Parce que j’ai cette capacité à ne pas subir la pression. Parce que ma nature est ainsi. Vous voulez que je vous dise un truc ? Ma vie sociale est probablement plus stressante que ma vie d’entraîneur. Je n’aime pas être reconnu dans la rue. Je n’aime pas me balader et être dérangé.

Ça vous arrive souvent ?
Oui, bien sûr. Quand je suis dans un restaurant, les gens ne peuvent pas s’empêcher de m’observer pour savoir ce que je mange. Quand je suis dans une boutique, même chose, les gens me regardent pour savoir ce que j’achète. Je n’aime pas ça. Et c’est vraiment ce qui me stresse. Le football, c’est autre chose. Pas du stress négatif, que de la bonne pression.

Diriez-vous qu’aujourd’hui votre nom est l’équivalent d’une marque ?
J’aime à le penser, oui. Si je décidais de passer plus de temps là-dessus, ce serait très lucratif pour moi mais ce n’est pas le cas parce que ma priorité absolue est le football. Le foot, c’est ma vie, mon boulot, mon amour. Et je veux m’y consacrer à 100 %. Si je suis avec vous aujourd’hui, c’est parce que je ne travaille pas cette semaine (l’interview a été réalisée pendant la trêve internationale) et que mes joueurs sont partis en équipes nationales. C’est un peu les vacances pour moi… mais je parle de foot avec vous ! Je vais vous répondre précisément : je pense que mon nom est désormais une marque parce que le pouvoir d’influence du football est immense. Je n’y suis presque pour rien, cela n’a rien à voir avec moi. Si, en tant qu’entraîneur majeur, mon nom est devenu un business, c’est simplement parce que le foot est plus fort que tout. Tous les acteurs du foot mondial sont, parfois à leur corps défendant, des marques globales.

Enfin, presque tous les acteurs, seulement ceux qui gagnent, non ? Pas les losers...
Évidemment ! Quand je dis « tous les acteurs du foot mondial », il ne faut pas prendre mes paroles à la lettre. Ceux qui ont du charisme et des résultats ! Les cinq ou les dix footballeurs les plus en vue dans le monde ne sont pas des marques globales parce qu’ils sont beaux gosses et portent des fringues hors de prix. Ils sont devenus des marques globales d’abord et surtout parce qu’ils sont de formidables joueurs. Et c’est la même chose avec les entraîneurs.

Vous avez toujours été différent sur et en dehors du terrain ; même votre façon de répondre aux journalistes est singulière. Au final, comment décrire le style Mourinho ? Existe-t-il d’ailleurs un style Mourinho ? Travaillez-vous là-dessus ?
Non, certainement pas. Je ne bosse pas mon style. C’est même le contraire. Il faudra peut-être que vous trouviez une autre expression que celle que je vais utiliser, mais c’est très simple : je n’en ai rien à foutre. Je m’habille comme je le souhaite sans me soucier du reste. J’essaie d’être un gars normal qui fait des choses normales. Si j’ai de l’argent pour m’acheter une voiture plus belle, je m’offre une voiture plus belle. Mais, la vérité, c’est que je ne change pas de voiture tous les six mois ! Si j’ai envie de manger un hot-dog dans la rue, je le fais. Et personne ne m’obligera à manger des sushis dans un resto chic parce que, de toute façon, je n’aime pas les sushis. Et personne ne me dictera ce que je dois faire. Parfois, je me retrouve dans un taxi et le conducteur me dit : « Pourquoi prenez-vous un taxi, vous devez bien avoir un chauffeur privé, non ? » Et je lui réponds : pourquoi me demandez-vous cela ? Je n’ai pas le droit de prendre un taxi pour aller faire un peu de shopping chez Harrod’s ? À Manchester, je prends le train, à Londres des taxis. Je fais simplement appel à un chauffeur privé quand je suis vraiment pressé. En fait, je ne suis plus normal parce que les gens ne me laissent plus l’être.

Je ne suis jamais en retard. Et quand j’ai le malheur de l’être, ce n’est jamais de ma faute. Jamais.

En même temps, vous êtes le « Special One ». Vous ne pouvez pas être normal, ce serait immensément décevant pour vos fans...
Ce n’est pas ça. Je n’aime pas choquer. Je ne pourrais jamais aller à un mariage en jeans ou à une réunion importante en baskets. Ce n’est pas simplement une question d’adaptation mais aussi de politesse. En revanche, il m’arrive de sortir le matin de chez moi en short et en claquettes pour aller acheter des croissants.

Même en hiver à Manchester ?
Non, à Manchester, je reste dans mon hôtel. En revanche, à Londres, cela m’arrive de faire ce genre de choses. Un tee-shirt, un short, une paire de claquettes et je pars m’acheter un café latte et des croissants. Si des paparazzi me shootent, ce n’est pas grave. Je m’en fiche.

Depuis plusieurs années, vous êtes un ambassadeur de la maison Hublot. Avez-vous toujours été attiré par les montres ? Plus généralement, quelle est votre relation personnelle au temps ?
Je suis très loyal avec le temps. Par exemple, je ne suis jamais en retard.

Je confirme. Nous avions rendez-vous à 13 heures. Vous êtes arrivé à 12 h 45, ce qui est extrêmement rare dans le milieu du foot. Habituellement, on est plutôt accoutumés au contraire…
Je ne suis jamais en retard. Et quand j’ai le malheur de l’être, ce n’est jamais de ma faute. Jamais. Être loyal avec le temps est simplement une question de respect vis-à-vis d’autrui. Si quelqu’un a rendez-vous avec moi, je serai à l’heure. J’ai des défauts mais l’une de mes grandes qualités, je crois, est de toujours avoir su respecter les gens. Ma relation personnelle avec les montres – qui disent le temps et qui ont par conséquent un lien avec les rapports que nous tissons avec les autres – est une relation très simple. Par ailleurs, la montre est le seul bijou de l’homme. En tout cas, c’est vrai pour moi. Je n’aime pas les colliers, ni les bracelets, ni les bagues. Et comme beaucoup d’hommes, j’aime les montres pour des raisons que je ne maîtrise pas totalement. Je ne devrais pas avouer ce que je vais dire parce que c’est mauvais pour le business mais, si Hublot décidait du jour au lendemain de rompre mon contrat d’ambassadeur, pas de problème. En revanche, je continuerais quand même à porter des Hublot parce que j’aime les produits, j’aime les gens qui les fabriquent. Et j’aime le fait que la marque soit si puissante dans le monde du sport. Ils sont au top dans le football, la boxe, le golf, la Formule 1.

Dernière question, probablement la plus importante, du moins pour moi. Et j’espère aussi pour vous : pensez-vous que le football, malgré ses milliards, reste un jeu ? Car avant d’être un sport, le football est un jeu, non ?
Oui. (Il réfléchit longuement) Oui. Pendant 90 minutes, pendant ces 90 minutes sacrées, oui, le foot est un jeu et le demeure. Avant et après ces 90 minutes fatidiques, le foot est tout et n’importe quoi : du commerce, de la politique, des sciences sociales, du marketing… tout et n’importe quoi. Mais pendant les 90 minutes d’un match, oui, LE FOOT EST UN JEU. (Il hurle presque !) Regardez, un exemple : juste après la signature de Kylian Mbappé au PSG, j’ai lu le commentaire d’un observateur sur Instagram que j’ai trouvé très juste. En gros, cela disait que la signature de Mbappé était synonyme de faillite pour la Ligue 1. Et je pense que c’est vrai : la L1 est finie tout simplement parce que le PSG est beaucoup trop fort par rapport à ses adversaires. Néanmoins, le football est peut-être le seul sport où tout reste possible. Peut-être qu’une équipe française pourra quand même gagner face au Paris Saint-Germain cette saison. Peut-être, ou pas. En tennis, quand Nadal passe une mauvaise nuit ou que Federer a la grippe, ils peuvent aussi se faire battre. Dans le foot, cela peut aussi arriver. Et c’est pour ça que ce sport, pendant 90 minutes, reste le plus beau des jeux. De plus, les évolutions technologiques s’invitent désormais sur le terrain mais cela ne changera rien. Il y aura peut-être un peu moins d’émotion sur certaines actions mais il y aura plus de justice. Et il est important que le foot devienne un sport juste. Quand je regarde ma carrière, je me dis que tout aurait pu être différent avec l’utilisation de l’arbitrage vidéo. Ce ne sont pas 26 coupes que j’aurais remportées mais 40 ! J’ai des dizaines d’exemples à citer. Ici une demi-finale de Champion’s League, là une finale de Super Cup… Tout ça pour dire que je suis pour l’innovation technologique dans le foot. Car cela favorise l’équité. Après, vous pouvez injecter toute la technologie que vous voulez sur le terrain, vous pouvez pondérer l’esprit d’équité par les différences financières des clubs, cela ne changera rien à l’essentiel : pendant 90 minutes, il n’y aura qu’une chose qui comptera. Le jeu.  

 

 

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