Interviews Leonardo Di Caprio parle plongée sous-marine
Le 14 mars 2013

Leonardo Di Caprio parle plongée sous-marine

Nul besoin de le présenter : Leonardo DiCaprio a fait frémir des générations de teenagers, charmé les plus illustres réalisateurs et séduit les sponsors les plus sélects comme TAG Heuer. De minet à acteur acclamé, l’Américain cartonne. Sa vraie lubie ? La plongée sous-marine.

Si vous n’aviez pas été acteur, qu’auriez-vous fait ?
Môme, je me serais bien vu travailler dans la biologie marine. Je m’étais même fixé une mission : sauver toutes les baleines et tous les dauphins de la planète. J’étais tellement sensible à la cause de la faune aquatique que dès qu’une méduse s’échouait sur une plage, il fallait que je l’enterre et que je me recueille sur sa tombe ! Dans leurs chambres, mes potes collaient des posters de David Hasselhoff en pleine action ou faisant du bouche-à-bouche à des pin-up à fortes poitrines. Moi, c’était la Calypso, prises sous tous les angles. J’avoue que ce n’était pas très sexy, mais regarder ce symbole des expéditions scientifiques me donnait envie de voguer aux quatre coins du monde. L’appel du large !

On raconte que vous êtes un fou de trekking.
 Oui, le fouet en moins (rires) ! J’adore chausser mes rangers, prendre mon sac à dos et marcher pendant des heures dans la forêt. M’allonger dans les feuilles et regarder le vent jouer avec les branches. C’est un bonheur simple, accessible, spontané, qui ne nécessite pas une grosse organisation et me procure un bien fou. Je recommande la marche à tout le monde. C’est le meilleur, le plus économique, le plus sain et le plus efficace des antidépresseurs.

A contrario, vous aimez aussi la foule. Notamment quand vous allez applaudir les Lakers.
Là, c’est différent ! Ce que je recherche, c’est une ambiance de folie. Quand les Lakers marquent un panier ou sont sur le point de réaliser une passe décisive, vous sentez la foule en délire. La passion est telle qu’elle ressemble à une énergie volcanique. Le sol tremble avec la clameur. J’aime aussi le basket parce que c’est un sport que je pratique avec mes potes depuis toujours. C’est LE sport de la cohésion sociale. Sur le terrain, on se fout de la couleur de votre peau. Ce qui est important, c’est l’esprit d’équipe, la victoire. Assister à un match de basket, c’est un peu comme se rendre à la messe. On aime bien se recueillir autour de cette balle orange et prier pour que ces dieux de plus de deux mètres nous fassent entrevoir le paradis.

Quelles sont les activités physiques que vous pratiquez qui vous donnent le plus de plaisir ?
La plongée sous-marine. J’ai eu la chance de séjourner dans des endroits fantastiques aux quatre coins du monde. Au cours de mes plongées, j’ai pu me rendre compte de la beauté des fonds et de leur fragilité. Je pense notamment à certains massifs coralliens qui se meurent. C’est une expérience incroyable quand vous êtes sous l’eau. C’est un peu vivre un rêve en apesanteur. Comme si quelqu’un dessinait sous vos yeux un dessin animé avec plein d’effets spéciaux. Magique !

Vous vous souvenez de la toute première fois où vous avez fait de la plongée ?
C’était lorsque je tournais La Plage sous la direction de Danny Boyle. Les eaux qui entouraient l’île Phi Phi en Thaïlande étaient une véritable invitation à la plongée. Pendant plusieurs jours, j’ai potassé des dizaines de bouquins sur l’aspect technique de ce sport. Je voulais tout savoir. Les paliers de décompression, les gestes pour communiquer, la façon de se comporter face à telle ou telle situation, le matériel à choisir, etc. J’ai même bluffé mon moniteur de plongée avec toutes ces connaissances acquises en si peu de temps. Je me souviens qu’entendre ma respiration dans ce silence était très déstabilisant. C’était la première fois de ma vie que je me retrouvais à la fois si seul et si entouré.

La plongée n’est pas un loisir, c’est même un sport à haut risque.
Oui, surtout au large des îles Galápagos. Tout avait bien débuté. Une visibilité parfaite. Peu de courants. Je filmais avec une vieille caméra étanche un banc de raies pastenagues et puis soudain, la catastrophe, la panique, mon détendeur ne m’alimentait plus en air. À ce moment-là, j’ai vu ma vie défiler devant moi. Comme nous étions descendu assez profondément, j’ai pris une grosse inspiration pour rejoindre le chef de plongée qui a partagé son oxygène avec moi. La seule chose à laquelle on pense dans ces moments-là, c’est : « Sors-moi de là... et vite! »

 

La version intégrale de l'interview est apparue dans le numéro de mars de Sport&Style

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