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Bradley Cooper
©John Ethridge/Getty Images

Bradley Cooper « Si j’avais le temps, je me remettrais à l’aviron »

Par Frank Rousseau, le 25 mars 2013

Bradley Cooper avec sa barbe velcro, jeans bleu assorti à son regard et chemise entrouverte sur un torse bronzé, on comprend pourquoi il a été élu homme le plus sexy en 2012. Et sinon ? On le retrouve dans The Place Beyond The Pines, où il incarne un policier pourchassant Ryan Gosling.

Mon doping c’est...

Faire mon paquetage et partir à l’aventure. J’ai présenté pendant des années l’émission Globe Trekkers. Je me souviens d’une randonnée au Pérou sur une piste que l’on appelle le Qoyllur Rit’i. Après des heures de progression lente, nous avons bivouaqué sur un glacier situé à plus de 4 800 mètres d’altitude. Il faisait très froid, mais quel spectacle ! Au petit matin, je me suis pris la honte de ma vie. L’ascension avait été dure. Malgré un matériel de pointe, j’en avais bavé. Je ne vous raconte pas ma surprise en sortant de ma tente, quand j’ai vu une bande de Péruviennes menues et au teint frais qui avaient gravi la montagne avec de simples mocassins. Sans montrer le moindre signe de fatigue !

 

Ma tenue de sport c’est...

Un T-shirt gris, parfois une marinière, un short noir et des baskets Nike ou New Balance.

 

Le jour où j’ai pleuré devant ma télé...

Lors du Superbowl en 2005, quand les Philadephia Eagles se sont inclinés face aux Patriots. Il n’y avait que trois points d’écart. En plus, les Eagles avaient dominé le match.

 

Dans mon frigo, il y a toujours...

Du lait. Une réminiscence de mon enfance. Avant, je le consommais entier. Aujourd’hui, c’est du non-écrémé parce que je veux préserver mes artères. À côté du lait, vous avez les œufs qui dépannent bien.

 

Ce qui me fait craquer...

Une fille qui s’assoit sur un beau canapé en cuir et qui croise les jambes en posant ses mains manucurées avec ses ongles vernis sur ses genoux. Je trouve que ça a une classe inouïe.

 

Mon juron préféré...

Merde (en français, une langue que maîtrise bien Bradley – ndlr).

 

Mon héros sportif s’appelle...

Ce n’est pas un, mais des sportifs. Ceux des Philadelphia Eagles. Je suis fan de football américain, particulièrement des Eagles. J’ai grandi à Philadelphie. Pour quelqu’un du coin, ne pas aimer cette équipe revient à dire qu’il ne vénère pas Betsy Ross (la femme qui a cousu le premier drapeau américain en 1776 – ndlr) ou Benjamin Franklin. Deux institutions !

 

Mon secret pour avoir la forme sans les formes...

Il n’y a pas de secret : il faut suer si tu ne veux pas enfler. Je peux manger ce qu’il y a de plus gras au monde car j’élimine tout ce que j’absorbe. Ça passe par la muscu, la natation, le kayak, l’escalade, la randonnée, le vélo, le basket. Si j’avais le temps, je me remettrais à l’aviron.

 

Un vêtement que j’adore...

J’aime beaucoup les vestes en toile de la Navy. C’est chaud et pas trop mal coupé. C’est surtout résistant et indémodable. J’ai pas mal de marinières. J’aime bien mettre des baskets avec une veste classique ou des chaussures classe avec un blouson en cuir. Au fond, j’aime le « classic american look ».

 

Ma plus grosse gamelle vestimentaire, c’est... 

Des paparazzis m’ont shooté un jour vêtu d’un drôle de coupe-vent imperméable noir et d’un survêtement. Après, on pouvait lire dans les tabloïds : « Bradley Cooper sort de chez lui avec un sac poubelle sur le dos ! » Précision : les photos ont été prises sur le tournage de Hapiness Therapy. Je ne me baladais pas comme ça dans la rue !

 

Mon dernier achat compulsif...

Je ne fonctionne pas comme ça. Je ne fais pas du lèche-vitrine en espérant que quelque chose me tape dans l’œil. J’ai des copains qui prennent autant de plaisir à faire les boutiques que leurs nanas. Moi, j’ai besoin d’un temps de réflexion avant de faire chauffer la carte.

 

Mon film sportif adoré...

Raging Bull, parce que Robert de Niro a mis toutes ses tripes, sa sueur et son sang pour incarner Jack LaMotta. Et Scorsese était au sommet de son art. On entre vraiment dans les entrailles de la boxe.

 

Ma toute première voiture...

La Regal bleue de mon grand-père, qu’il a fini par me donner. J’ai conduis cette Buick jusqu’à ce qu’elle perde ses boulons. C’était une bagnole très confortable mais qu’est-ce qu’elle consommait ! Je passais ma vie à la pompe. 

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