Interviews
Cameron Diaz

Cameron Diaz Surfing queen

Par Paul Miquel, le 02 août 2013

On a rencontrée Cameron Diaz à Monaco sur le yacht TAG Heuer, dont elle est l’égérie depuis l’an dernier. On voulait parler surf, luxe et volupté. Elle aussi. La vie est bien faite, parfois, non ?

On sait que vous êtes addict au sport. Et que vous êtes aussi une surfeuse émérite. Vrai ?
Vrai. J’ai grandi en Californie et je passais tous mes étés à la plage. J’avais l’habitude de faire du body-surf. J’adore l’océan, je l’ai toujours aimé. Mais je n’avais jamais réellement appris à faire du surf. Puis, quand j’ai eu 30 ans, j’ai décidé qu’il était temps pour moi d’apprendre à surfer comme une grande, toute seule. Je suis donc allée à Hawaï pendant deux mois. Là-bas, j’ai surfé tous les jours, à dose intensive : quatre heures le matin, quatre heures l’après-midi. C’est comme ça que j’ai appris à me mettre debout sur une planche. Depuis dix ans, ma passion pour ce sport ne s’est jamais éteinte, sauf que je ne surfe pas aussi souvent que je l’aimerais. Je n’aime pas surfer dans des eaux troubles et froides. Or, j’habite dans une région où l’eau est froide et constamment remuée. Comme tout le monde, je préfère les eaux claires et chaudes ! Surfer avec une combinaison en néoprène n’est pas mon truc. Je préfère cent fois aller à l’eau en micro bikini.
 

Existe-t-il un surfeur qui vous fait rêver, un gars que vous considérez comme
une icône ?

J’ai découvert le surf quand Kelly Slater était au sommet de son art. Et il est encore l’un des meilleurs surfeurs du monde. Je suis admirative devant son style et son talent.
 

Vous a-t-il un jour donné des leçons de surf ?
(Rires) Non, il ne m’a jamais coachée ! C’est un ami. J’ai déjà fait des sessions surf avec lui mais il ne m’a jamais donné de leçons. D’ailleurs, ce n’est pas facile d’apprendre à surfer avec un type de la trempe de Kelly Slater à ses côtés. Il réussit des trucs qu’un être humain normal ne peut pas faire. En plus, quand il est à l’eau, il devient extrêmement intuitif, presque sauvage. Je n’aurais jamais osé le déranger pour lui demander des conseils en attendant une vague.
 

Quel rapport entretenez-vous avec la France ?
J’aime la France, les gens qui y vivent, l’ambiance. Et votre gastronomie bien sûr ! J’adore manger, découvrir de nouvelles saveurs.
 

Cela n’affecte en rien votre ligne...
Merci ! Je suis toujours étonnée du coup de fourchette des Français ! Ici, on mange de tout, souvent, sans réfléchir et tout le monde ou presque semble svelte. Aux États-Unis, quand je tartine de beurre un bout de pain, on me dit : « Quoi? T’es dingo, tu manges du pain avec du beurre! », comme s’il s’agissait d’un acte de pure folie. Ici, on répond simplement : « Ben quoi? Où est le problème, ce n’est qu’une tartine beurrée! ».
 

Si vous aviez le pouvoir de changer votre passé et de prévoir votre avenir, que feriez-vous ?
Rien. Vraiment, je ne voudrais rien changer de mon passé. Je suis heureuse comme ça. Et pour le futur, je suis open. Je ne pense pas qu’on puisse influencer l’avenir. Il arrive ce qu’il doit arriver et pas forcément ce qu’on aimerait qu’il arrive. C’est comme ça.
 

Fataliste ?
Oui, on peut dire ça. Je crois que ce qui est en train d’arriver doit de toute façon arriver.
 

Quelle est votre définition du luxe, du vrai luxe ?
(Elle réfléchit longtemps avec un petit sourire en coin) Je suis une femme, donc un sac de grande marque ! Non, plus sérieusement, à partir du moment où on a les moyens de s’acheter quelque chose de matériel qui n’est pas strictement nécessaire à notre subsistance, on peut dire qu’on vit dans le luxe. Ce mot ne veut rien dire, car il y a évidemment différentes strates du luxe. Pouvoir assister au Grand Prix de Monaco et dormir sur un yacht immense amarré dans le port de la Principauté sont incontestablement deux exemples de luxe extrême.
 

Vous êtes égérie de TAG Heuer. Quelle a été votre première montre?
Vous n’allez certainement pas me croire, mais c’était une TAG. Je l’ai achetée quand j’avais 16 ou 17 ans et c’était une montre de plongée. À l’époque, c’était une folie ! Enfant, je n’aurais jamais pensé pouvoir m’offrir un tel objet. C’est grâce à cette montre que j’ai pu découvrir le goût sucré que pouvait avoir – parfois – le luxe.
 

Quel bijou doit vous offrir un homme pour vous faire craquer ?
Je ne suis pas une fille à bijoux, mais alors pas du tout.
 

Contrairement à d’autres actrices hollywoodiennes, vous semblez extrêmement à l’aise dans votre corps. Comment expliquez-vous cette absence de prise de tête ?
Oh mon dieu, je n’en sais rien ! J’ai toujours été très connectée à mon corps. Je prends du temps pour m’en occuper, pour l’écouter aussi. On ne le sait pas vraiment, mais le métier d’actrice peut parfois être très cruel pour l’organisme. Et moi, j’ai besoin de savoir comment mon corps fonctionne pour mieux le protéger. J’aime savoir à quoi sert ce muscle-là et celui-ci, ou encore celui-là. Avoir conscience de son corps, de sa force et de ses faiblesses, est primordial à mes yeux. En ce sens, j’ai eu beaucoup de chance de tourner dans Charlie’s Angels (en 2000, elle interprète Natalie Cook dans Charlie et ses drôles de dames, avec Drew Barrymore, Lucy Liu et Bill Murray – ndlr). Dans ce film, c’est comme si j’avais fait corps avec mon corps. Il y a clairement eu un avant et un après Charlie’s Angels.
 

Le sport fait partie de votre vie quotidienne ?
Oui. J’essaie de faire de la gym tous les jours, même quand je n’ai pas le temps. Il vaut mieux faire des abdos, même si c’est seulement pendant dix minutes, que rien du tout.
 

Vous avez déclaré un jour dans un journal britannique que le meilleur des sports était sans conteste le sexe. Vous confirmez ?
(Elle éclate de rire) Si c’était écrit noir sur blanc, ça doit être vrai, non ?

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