Mode Kevin Durant
© Benni Valsson Par Katia Kulawick-Assante, le 29 octobre 2013

Kevin Durant Interview exclusive

Kevin Durant est à 25 ans, le premier basketteur NBA à signer sur le label de sport de Jay-Z, Roc Nation Sports. Rencontre avec l'ailier d'Oklahoma City Thunder à Paris.

Comment s’est passée la signature avec Jay-Z et Roc Nation Sports ? Vous avez parlé à Shawn au téléphone, vous l’avez rencontré ?
Shawn... Ah ah ! (rire jaune, offusqué à l’idée qu’on puisse appelé Jay-Z par son prénom – ndlr). Je ne le connaissais pas très bien, mais je l’avais rencontré plusieurs fois et j’aimais l’idée d’une telle association. C’était idéal pour moi, monsieur carter et moi nous entendons bien. C’est un bon partenariat, j’en suis fier.

Que signifie pour un athlète comme vous l’association avec une personnalité qui ne vient pas du milieu du sport mais de l’entertainment ?
C’est une aventure différente des agents de sport traditionnels. Jay-Z a une très belle réussite. Personnellement, ça va me permettre de toucher et rencontrer des gens dans d’autres domaines que celui du sport. Et il ne faut pas oublier que c’est une nouvelle aventure pour lui aussi ! Je suis le premier joueur de basket qu’il ait signé. De mon côté, j’ai toujours aimé les défis et me lancer dans de nouveaux projets. Je suis ravi de notre collaboration pour l’instant.

Avec quasiment 5 millions de fans sur Facebook et autant sur Twitter, vous sentez-vous bien entouré ?
Oh, c’est surtout pour les gens qui veulent savoir ce que je fais. J’essaie d’interagir avec le plus de fans possible (4 417 016 likes sur Facebook début octobre – ndlr) et surtout, ça permet de montrer aux gens qui je suis vraiment.

Vous mesurez ce que ça représente ?
Je ne regarde pas vraiment les choses sous cet angle-là. Bien sûr 5 millions c’est beaucoup, mais je veux montrer mon vrai moi, rester très perso dans mes propos, montrer qui je suis. Aujourd’hui, Twitter et Instagram sont devenus des vecteurs de business mais pour moi, c’est surtout le moyen de rester au plus près de ma réalité.

C’est important pour vous de faire savoir qui vous êtes vraiment, de ne pas donner une image fausse ?
Oui, j’essaie de rester authentique et je dois dire que beaucoup de gens me respectent pour ça. C’est vrai que depuis deux ans, de plus en plus de personnes me suivent et me découvrent, alors je fais en sorte de faire du bon boulot, que ce soit sur les parquets ou en dehors.

Si on parle mode, on peut dire que vous avez trouvé votre style, non ?
Aujourd’hui, j’essaie de rester le plus simple possible. Et de sortir du lot. Je joue avec des détails que je mets en valeur : des chaussettes, des chaussures, un sac à dos, etc. Finalement, c’est ce que les gens remarquent. Mon style a changé ces dernières années et je suis de plus en plus à l’aise avec ça.

Votre style, comme quasiment tous les joueurs de NBA, est passé du look bad boy au look preppy en quelques années...
Oui, c’est mon évolution, et c’est le cas de tout le monde dans la League. On est beaucoup plus dans des lignes près du corps aujourd’hui.

C’est un effet de groupe ?
Je pense qu’on s’est tous suivis. Les gens nous observent beaucoup en dehors des matchs, quand on sort au restaurant ou qu’on arrive au stade. Beaucoup de joueurs de la League ont un bon style. D’ailleurs, être mieux habillé que les autres est presque devenu une compétition entre nous en dehors du terrain... Ça ajoute une nouvelle dimension au jeu.

Quelles sont les icônes du style qui vous inspirent ?
Personne en NBA, j’observe plutôt des acteurs ou des musiciens. J’ai un corps très fin malgré ma grande taille, donc certaines fringues me vont mieux qu’aux mecs musclés. Après, j’essaie des trucs pour voir si ça peut coller sur moi. J’aime bien essayer même si je ne suis pas toujours sûr du résultat. Bon, j’aime bien le style de Kanye West. C’est un peu trop pour moi, mais j’aime comment il arrive à assembler les choses. Je suis un grand fan de ce qu’il fait et c’est un vrai fashionista. C’est grâce à lui que je me suis intéressé à l’univers de la mode.

Comment fait-on son shopping quand on est champion de NBA, qu’on chausse du 52,5 et qu’on mesure 2,06 m ?
Quelqu’un me fait les costumes parce que c’est le plus dur, même si je vais maintenant chez Lanvin ou Tom Ford. Pour le shopping en boutiques, en général je le fais moi-même car je connais mon style mieux que quiconque et que c’est dur de trouver des choses qui me vont.

Quelles boutiques avez-vous visité à Paris ?
Comme des Garçons et Givenchy. Je n’ai pas eu le temps d’en faire plus, mais je tenais à voir à quoi ressemblent les boutiques à paris. C’était une bonne expérience.

C’est votre première visite ici ?
Je suis venu ici quand j’avais 16 ans. J’en ai 25 aujourd’hui, alors il y a beaucoup de choses que je veux voir, mais mon séjour est bref.

Parlez-nous de votre ligne de produits pour Nike...
Ils font un super boulot, quant à moi j’essaie de ne pas être trop pointilleux.

Contrairement à Kanye West...
Ah ah, en effet ! C’est un rêve devenu réalité : avoir ma propre chaussure, ma propre ligne dédiée avec probablement la meilleure marque au monde. Nous avons une bonne relation.

Nike a sorti l’an dernier un sac a dos, une tendance que vous avez lancée en NBA...
En fait, j’ai toujours eu des sacs à dos. Les gens l’ont remarqué mais je ne l’ai pas fait pour ça. Cela dit, j’ai trouvé que c’était une bonne idée d’avoir mon propre backpack. Ils observent les détails. Et, contrairement à ce que les gens pensent, Nike ce n’est pas que des baskets.

Votre playlist du moment ?
Jay-Z bien sûr, Drake, Kendrick Lamar... En général du hip-hop, un style dans lequel je puisse me reconnaître, ou du r&b. Bref, tout ce qui a un bon beat.

Que pensez-vous du dernier album de Jay-Z ?
Je l’aime beaucoup, c’est un autre Jay-Z qui a beaucoup grandi selon moi. Je l’écoute encore énormément aujourd’hui. 

 

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