Interviews Christophe Lemaitre
©Remy Artiges/L'Equipe Par Bérénice Marmonier, le 29 janvier 2014

Christophe Lemaitre « Si je bats Usain Bolt, ce sera une anecdote. »

Christophe Lemaitre fait sa rentrée 2014 au meeting de Mondeville le 1er février. On a rencontré le sprinteur français – en peignoir et en tongs – aux thermes de Saint-Malo.

Vous vous êtes blessé lors de la finale du 100 m aux Mondiaux d’athlétisme à Moscou en août dernier. Avez-vous depuis retrouvé de bonnes sensations ?
Pour l’instant, oui. Je m’entraîne avec la même intensité qu’avant. La blessure a bien cicatrisé (il souffrait d’une déchirure à la cuisse droite – ndlr). Aucune douleur ne persiste. Je suis bien.

Venez-vous souvent en thalasso, comme ici à Saint-Malo, pour vous remettre en forme ?
Oui, je l’ai déjà fait quelques fois pour récupérer. Mais cela ne durait qu’une demi-journée. Rester cinq jours en thalasso et faire des soins quotidiens, c’est nouveau pour moi.

Vous habitez et vous entraînez à Aix-les-Bains, les thermes ça vous connaît...
Oui, mais j’y vais rarement. Mon coach aimerait d’ailleurs que je m’y rende plus souvent pour améliorer ma récupération. Mais cela ne m’intéresse pas trop. Pendant mes moments de repos, je préfère me détendre chez moi, passer du temps devant mon ordinateur et jouer aux jeux vidéo.

2013 n’a pas été une très bonne année pour vous à cause de votre blessure. Quels sont vos objectifs pour 2014 ?
Les championnats d’Europe à Zurich en août. En 2010 à Barcelone, lors des championnats européens, j’ai remporté trois médailles d’or sur 100 m, 200 m et 4x100 m. J’aimerais réitérer cette performance en Suisse. En mai, pour la première fois, des championnats du monde de relais se tiendront aux Bahamas. On sera alignés sur le 4x100 m et j’espère qu’on décrochera une médaille.

L’Américain Tyson Gay et le Jamaïcain Asafa Powell ont été contrôlés positifs l’été dernier. Qu’en pensez-vous ?
Cela a été un choc. C’est surprenant de voir des grands noms de l’athlétisme se faire prendre. Ils ont une telle carrière et un tel palmarès... Je n’aurais jamais pensé qu’ils se dopaient. Souvent, quand des athlètes se font contrôler positifs, ce sont des « seconds couteaux », des sportifs qui ne sont pas très médiatiques.

Mon objectif numéro un est d’être champion olympique.

Votre défi numéro 1 est-il de battre au moins une fois Usain Bolt ?
Pas du tout, non (rires). Si je le bats une fois, ce sera une anecdote. Mon objectif numéro un est d’être champion olympique.

Que représentent les Jeux Olympiques pour vous ?
Le summum. C’est vraiment l’événement sportif numéro un, une consécration pour tout sportif.

Vous avez d’ailleurs un tatouage représentant les anneaux des JO...
Oui, sur l’épaule. Je l’ai fait après les Jeux Olympiques de Londres.

Faites-vous des études en parallèle de votre carrière ?
L’année dernière, j’avais commencé un DUT GEII, génie électrique et informatique industrielle, à Annecy. Mais j’ai dû arrêter car j’étais trop souvent absent. Quand on étudie à l’université, c’est difficile de rattraper le temps perdu.

Faites-vous attention à votre image ?
Non, pas vraiment. Je pourrais me laisser pousser la barbe pendant des mois, cela ne me dérangerait pas (rires). Mais les personnes qui s’occupent de mon image ne me laisseraient pas faire ça. Moi, je le prendrais à la rigolade.

Avez-vous une autre passion en dehors de l’athlétisme ?
Le sport en général. En football, je soutiens l’OM, en rugby, Clermont et en handball, Chambéry. Mais j’assiste rarement à des matchs, je n’ai pas le temps.

Où aimez-vous vous ressourcer pour vous déconnecter de cette vie médiatique ?
En général, je reste chez moi et j’invite des amis. J’aime me ressourcer auprès de ma famille.

Les athlètes français se retrouveront aux thermes de Saint-Malo une fois par an jusqu’en 2016 pour se préparer aux Jeux Olympiques de Rio au Brésil. Une semaine où les sportifs mêlent entraînement le matin et soins l’après-midi.  

http://www.thalassotherapie.com/

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